TRADUCTION

jeudi 23 avril 2015

LA VIE CONSACREE EN AFRIQUE: DYNAMISME ET PROPHETISME

Ces paroles de feu qui brûlent les cœurs !
Sœur Marie-Denise Mukeso
Cmt/Lyon (France)
"Soyez joyeux", "Soyez courageux", "soyez femmes et des hommes de communion". Ce sont là les trois paroles de feu que le Pape François a prononcé le premier dimanche de l’Avent de l’année passée pour marquer  le début officiel de l’Année de la vie consacrée. Ces trois paroles de feu éclaireront les personnes consacrées jusqu’au jour de la clôture de l’année de vie consacrée prévue pour le 2 février 2016. C’est dans ce cadre qu’il faut situer la brillante conférence faite par la sœur Joséphine Shabishimbo, carmélite missionnaire thérésienne dans la Basilique de Fourvière du  Diocèse de Lyon. Le thème de sa conférence est d’actualité : « La vie consacrée en Afrique : dynamisme et prophétisme ». Pour garder toute sa sève et sa verdeur, nous nous sommes abstenues de « synthétiser » sa synthèse. Nous vous livrons donc le texte entier scindé en trois parties :   Origine et développement de la vie consacrée en Afrique. Prophétisme de la vie consacrée en Afrique et défis de la Vie consacrée en Afrique et Facteurs qui la favorisent. L’arrière fond de tout, c’est encore l’invitation du pape François : "Réveillez le monde, éclairez-le de votre témoignage prophétique et à contre-courant!". La sœur Joséphine a fait sien cet appel vibrant du pape, voilà pourquoi elle témoigne. 

2. Prophétisme de la vie consacrée dans le Continent africain



Vie consacrée

dans une Afrique assoiffée de fécondité….
Le Concile Vatican II dans la Constitution Lumen Gentium affirme que «l'état religieux imite de plus près et représente perpétuellement dans l'Eglise la forme de vie que le Fils de Dieu a prise en entrant dans le monde pour faire la volonté du père, et qu'il a proposé aux disciples qui le suivaient» (LG n°44). Le caractère radical de l'imitation du Christ et l'engagement total au service de l'Eglise, fait de chaque communauté et de chacun de ses membres un signe de vie évangélique et un témoignage vivant qui fait réfléchir et attire vers le Père le Peuple de Dieu sur le chemin de la sainteté et du don personnel au service des frères.
Dans une Afrique assoiffée de fécondité où chacun se réclame de telle famille ou de tel clan, le témoignage d'une vie fraternelle vécue en communauté par des personnes sans aucun lien de sang ne laisse personne indifférent. C'est une vie qui attire l'attention, qui interroge et interpelle. Les consacrés sont objet de curiosité. Leur vie a un impact sur la population environnante. Ils sont une référence dans le milieu.
«Par conséquent les consacrés sont invités à répondre à la vocation à laquelle ils ont été appelés, dans un esprit de communion et de collaboration avec leurs évêques respectifs, le clergé et les laics»  Poursuit même n°94 de EA.


3. Défis de la Vie consacrée en Afrique et Facteurs qui la favorisent

La vie communautaire :

          un grand défi pour les personnes consacrées



a) Les défis de la Vie Consacrée en Afrique

La Vie Consacrée en Afrique fait face à des nombreux défis. Nous ne citerons que quelques-uns en guise d'illustration

                    L'attachement excessif à la famille

Comme nous le rappelle le P. Richard, un attachement excessif à la famille et à son soutien matériel peut conduire une personne à perdre une partie de sa liberté dans ses décisions. Cela a des implications sur l'appel à vivre la pauvreté évangélique pour la Mission de Dieu.

mardi 7 avril 2015

AVILA: JOYEUX ANNIVERSAIRE SAINTE THÉRÈSE DE JÉSUS !

                                   A Ávila, il fallait y être !
Sœur Célestine Muthui,
CMT/ Tarragone 
A Ávila, il fallait y être, mais tout le monde, pour une raison ou pour une autre, ne pouvait pas y être. C’était un rendez-vous de l’année ! Un événement ecclésial et mondial. Qui y a pris part, ne peut pas ne pas raconter ce qu’il a vu, toucher  et entendu. Qui a pris part à cet événement doit nécessairement témoigner. Les lignes qui suivent se veulent un témoignage de la sœur Celestine Muthui, carmélite missionnaire thérésienne. Elle fait partie de cette foule innombrable de celles et ceux qui ont effectué le déplacement vers Ávila pour célébrer le cinquième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse. Avec un style qui mélange l’action de grâce et l’émotion, elle essaie, par ses pauvres mots, de faire revivre à ses consœurs et aux visiteurs de ce blog  l’événement. 

samedi 28 mars 2015

Bukavu: Assemblée provinciale de l'USUMA

" Il est vivant celui qui était mort , 
                                 vivez dans la joie de l'Evangile"
Soeur Mamisa KATUNGU. Cmt/GOMA

Du 19 au 23 mars 2015, l’assemblée provinciale de l’Union des Supérieures Majeures s’est tenue à Bukavu. Toutes les réflexions ont tourné autour du  thème principal :« VIE CONSACREE, COMMUNAUTE D’EVANGELISATION ». Les participantes sont venues des quatre coins de la région :  Uvira,  Goma, Maniema, Beni- Butembo  et Bukavu. Elles ont eu droit à des riches conférences sur la vie communautaire et la gestion des biens.  L’archevêque de Bukavu, Monseigneur François-Xavier Maroy leur a fait honneur  en rehaussant de sa présence paternelle ces assises.  Dans les lignes qui suivent, la sœur  Mamisa Katungu nous retrace cet événement . C’est une façon pour elle de faire  la restitution à celles qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pas pu faire le déplacement de Bukavu. 

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1ier jour : Mercredi 19 Mars 2015
L’Assemblée Provinciale de L’Union de Supérieures Majeures(USUMA) a commencé ses assises le mercredi 19 Mars 2015 par une messe solennelle présidée par son excellence Mgr François Xavier Maroyi, archevêque de Bukavu.
Dans son mot, le prélat a exhorté les supérieures majeures, ou leurs déléguées d’être des prophétesses du présent et du futur par leurs témoignages et leurs engagements. Cette exhortation doit être répandue partout et rencontrer le cœur  de toutes les personnes consacrées.
En nous présentant l’image de Saint Joseph, époux de Marie, l’archevêque de Bukavu  a demandé  à toutes les participantes de l’Assemblée Provinciale d’agir dans le silence mais d’une manière efficace, d’être le levain qui fait monter toute la pâte.

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OUVERTURE OFFICIELLE DES ASSISES DE L’ASSEMBLEE PROVINCIALE DE L’USUMA / KIVU           

La sœur Laetitia BAZIRA, supérieure régionale de la congrégation des sœurs de la Sainte Famille d’Helmet et présidente de l’USUMA/KIVU a lancé officiellement les assises de l’Assemblée Provinciale avec le Thème : « VIE CONSACRÉECOMMUNAUTÉ ÉVANGÉLISATION ».
Ces assises ont connu la participation des 59 sœurs appartenant à 30 congrégations différentes. Dans son mot d’ouverture, la présidente a invité les religieuses à vivre à contre-courant, c’est-à-dire, à témoigner des valeurs évangéliques du pardon, de fraternité et d’Amour. Elle les a aussi exhorté à vivre dans la joie de l’Evangile comme nous le demande le pape François. « Les personnes consacrée ont l’obligation et la responsabilité de témoigner de cette joie aussi bien dans leurs communautés que dans leurs divers lieux d’apostolat. Plus encore, elles sont appelées à donner au monde le témoignage de communion, en donnant de l’importance à la  vie de prière intense, à un attachement sincère au Christ. Cela exige une conversion permanente, l’écoute attentive des signes de temps », a-t-elle conclu.

Après avoir partagé le repas et un temps de repos, nous avons eu la première conférence si riche de la sœur Jeannette KITAMBALA (Missionnaire Xavérienne) avec comme thème : VISAGE HUMAIN  DANS NOS COMMUNAUTÉS POUR TÉMOIGNER DE LA TRINITÉ.


La sœur Jeannette a axé sa conférence sur évangile de Luc 24,13 et suivants, un extrait qui parle du passage des disciples d’Emmaüs. Ces disciples quittent Jérusalem pour aller à Emmaüs. Jérusalem représente  le lieu  de rencontre, la communion, de prière, de partage, de rassemblement. Jérusalem est le symbole de la communauté. Tandis qu’Emmaüs  est le lieu de la fuite, de solitude, de découragement, d’angoisse, de peur pour l’avenir. C’est le symbole du dehors de la communauté.  Jésus Ressuscité va à leur rencontre et s’improvise afin de faire route avec eux et leur redonne courage en leur expliquant les écritures.

Jésus vient toujours à notre rencontre et s’improvise afin de cheminer avec nous car il a une mission particulière à  nous confier, une vérité à nous révéler. Jésus se manifeste pas à un seul disciple mais à deux. Cela montre l’importance de la communauté dans la suite de Jésus. La communauté a une place et une importance capitale dans la recherche  et la découverte de la volonté de Dieu dans la vie des consacrées, d’où l’importance de soigner  la vie communautaire.
La communauté, a-t-elle ajouté, n’est pas un ensemble des murs ou des bâtiments. Elle est un ensemble des personnes appelées par Dieu et consacrées à lui pour le salut de leurs frères et sœurs. La communauté se construit par toutes, elle a pour centre et pilier le Christ lui-même. Pour sa vie et son existence elle exige : l’amour fraternel entre les membres, le pardon, l’accueil mutuel, la compréhension et la confiance.

Etant donné que la communauté est composée des êtres faibles et limités, il est nécessaire de se connaitre (ses forces et ses faiblesses) et connaitre aussi les autres membres afin de les accueillir. La correction fraternelle couverte d’un grand amour consolide aussi la communauté.

Pour terminer, la conférencière a donné quelques recommandations :

-  Cultiver le sens d’appartenance à la communauté et à la congrégation.
-  L’aide et soutien mutuel de membres de la communauté pendant les moments des crises, des maladies ou des découragements.
- Des gestes de délicatesse, d’échange et de communication sincères, le dialogue permanent entre les sœurs.
- Dès la formation initiale, il faut déjà donner les orientations communautaires  aux  jeunes par rapport aux exigences de chaque congrégation.
- Méditer souvent sur les sources de la communauté qui sont dans le mystère de la Sainte Trinité.(UN mais TRINE) car l’ esprit  de la communauté doit être celui de la Sainte Trinité.

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2ième  jour :  Vendredi 20 mars 2015

Thème : LA VIE FRATERNELLE DANS NOS COMMUNAUTÉS SELON le décret ‘Perfetae caritatis’ sur le renouveau de la vie religieuse.
Conférencière : Sœur Jacqueline MAZEMURI ( Religieuse de l’Institut de Saint Joseph de Turin)


La sœur Jacqueline a abordé ce thème en s’inspirant beaucoup de l’exercice de l’autorité dans la communauté. Le canon 601 du décret Perfectae Caritatis dit que : «  L’autorité doit être pour servir. Elle doit se référer à l’évangile, aux lois et constitutions de chaque congrégation ». Cela veut dire que l’autorité doit être branchée à la volonté de Dieu.
La lettre aux Hébreux ajoute en exhortant les  autorités «  de veiller sur les âmes de ceux qui sont sous leur domination ou dépendance » Heb. 13,17
L’aspect de l’autorité : L’autorité est un service d’animation, d’unité et de décision.
Priorités dans l’autorité : se référer toujours à Jésus «  Faites ceci en mémoire de moi »Lc 22,19
Se rappeler toujours que l’on doit agir en mémoire de Jésus comme pour dire qu’à chaque situation, il convient de se demandait ce que  ferait Jésus.
Mettre l’amour au premier plan, redonner courage et espérance dans les difficultés, chercher toujours à veiller sur l’intimité de la communauté.  Après cet exposé, les participantes ont eu un temps de partage et échange en groupe.

La deuxième conférence nous a été donnée, à  14h,  par le Père Faustin TURCO, provincial des Missionnaires Xavériens. 
Thème : L’IMPLICATION FINANCIÈRE ET MATÉRIELLE DANS LA VIE CONSACRÉE
Dans son introduction, le conférencier nous a demandé de ne pas avoir peur de parler des finances dans nos communautés car elle est utile et nécessaire. Tous le monde reconnait l’aspect divin de la vie consacrée, néanmoins celle-ci a besoin du matériel et de l’argent pour sa survie et la survie de celles et ceux qui se sont consacrés. Seulement, a- t-il  poursuivi, nous devons aborder ce sujet dans nos communautés avec un esprit libre, désintéressé et sans gêne.

Le Père Faustin a fait allusion aux 3 principes du symposium pour la gestion des biens :
            1ier principe : il faut toujours tenir compte de la finalité de la finance ou des biens dans la communauté qui est celle  d’être instrument de l’action missionnaire de l’Eglise. Pour faire face aux besoins et éviter les surprises désagréables dans les apostolats et éviter les moqueries, il faut planifier, budgétiser bien avant de s’engager.

            2ième principe : il faut avoir la logique du Don. Pour donner il faut avoir quelques choses à donner. Les personnes consacrées sont appelées à partager. Nul n’est pauvre jusqu’à manquer un petit rien à donner. Il faut combattre l’égoïsme. Nous devons travailler durement pour gagner plus et avoir pour partager avec les démunis de l’Eglise communion.

            3ième principe : revenir sur l’option pour les pauvres dans nos communautés. Que les membres n’aient pas peur de parler de ce sujet dans les communautés car l’option pour les pauvres est une orientation de l’Eglise.

             Quelques recommandations  :

-         Que les congrégations forment leurs membres en gestion, en économie, en  droit, ce ne sont pas des domaines tabous, mais ils nous aideront à prévenir certaines difficultés.
-         Aux congrégations qui ont déjà formé leurs membres dans ces domaines de prévoir aussi  leur recyclage pour être sûr qu’ils le vivent.
-         Qu’il y ait une liberté intérieure et une transparence dans l’utilisation de l’argent (ou bien matériel), et savoir rendre compte avec tous les détails et précisions.

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3ième  jour : Samedi 21 mars 2015

Cette dernière journée de l’Assemblée à été réservée à la lecture des différents rapports des sous-USUMA : Uvira,  Goma, Maniema, Beni- Butembo  et Bukavu. 
Après plusieurs travaux en groupes et la mise en commun, voici quelques recommandations et orientations :
- Que l’USUMA et l’ASUMA organisent certaines sessions de formation avec des experts en certaines matières économiques, de Gestion des biens selon l’esprit de chaque congrégation.
- Élaborer des projets communs d’évangélisation et d’intervention sociale. Par exemple dans l’alphabétisation des filles…
-     Prévoir une Assemblée Générale
-   Que les supérieures majeures se consultent pour la relève de l’Equipe administrative de l’Institut Supérieur de Pastorale Familiale(ISPF). Pour relever les effectifs de cette institution que chaque congrégation y envoie au moins une religieuse.
-   Organiser une prière d’ensemble pour la paix dans la région du Kivu et dans toute la RDC par l’intercession de la Bienheureuse Anoalite Nengapeta.
Après l’adoption de ces recommandations et suggestions, la présidente de l’USUMA/KIVU a déclaré closes les assises de l’Assemblée Provinciale.

             Le soir, à 17h, toutes les participantes ont répondu présentes  à l’invitation de l’archevêque pour le partage du repas .

jeudi 19 février 2015

Nouvelles du provincialat


«Les yeux fixés sur Jésus Christ »
Sœur Victorine Bagalwa, cmt
Provinciale
Comme on le sait, la dernière réunion du conseil provincial s’est tenue  à Nairobi. Pour changer un peu de cadre et éviter ainsi la monotonie et l’habitude qui, facilement peuvent amener à l’indifférence par rapport au travail à réaliser,  les membres du Conseil se sont rendues au couvent des Pères Passionistes à Tangaza. La réunion a connu la participation de toutes :
La Sœur Victorine Bagalwa (Provinciale) revenait de la France, pour raison de santé. Sans repos de convalescence, elle a tout de suite endossé la tablier  de service par amour pour notre province. Pour elle, c’était un rendez-vous à ne pas manquer vue les échéances provinciales qui se pointent déjà à l’horizon.
De Kinshasa est venue la Sœur  Godelieve Ngemulo  (1ère  conseillère)‏. De Yaoundé, nous est arrivée la Sœur Marie- Jésus Delgado (2ième  conseillère)‏. Sur place à Nairobi habite la Sœur Joséphine Kahambu (3ième conseillère et secrétaire).‏ De Bamako , nous avons accueilli la Sœur Xaverine Mihara  (4ième conseillère)‏.
Outre la révision de  quelques affaires urgentes d’intérêt commun, le gros du travail, pendant toute une semaine, était centré sur la préparation de notre chapitre provincial qui se tiendra à Yaoundé au Cameroun du 03 juin au 10 juin 2015.
Le thème est déjà annoncé : « Les yeux fixés sur Jésus Christ ». Tout au long de ce temps de rencontre, de prière et de partage sur la vie de notre province, qui se trouve sous le patronage de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, nous aimerions que nos yeux soient vraiment fixés sur le Maître de la Moisson et de la Mission pour contempler le passé avec un cœur plein de reconnaissance pour tous les bienfaits reçus de Lui. Nos yeux nous seront d’un grand secours aussi pour scruter le présent avec passion, zèle et une « détermination déterminée » comme nous l’a recommandé notre Mère Sainte Thérèse dont nous célébrerons, cette année, le cinquième centenaire de sa naissance  et, en même temps, toujours avec les yeux fixés sur Jésus, voir comment trouver une ouverture vers l’avenir avec espérance. 
Ne dit-on pas que tant qu’il y a la Vie, il y a de l’Espoir ? Nous aurons à faire recours à cette espérance pour qu’elle nous fasse marcher plus loin de nos peurs qui nous emprisonnent et nous empêchent de nous engager comme il le faut au profit de Dieu et le  Prochain.
 Le logo préparé à cet effet en dit long.
Pendant ce sixième chapitre provincial, nos yeux seront fixés sur le principal objectif qui est de renouveler notre premier amour au Christ en approfondissant notre motivation première et en rencontrant nos racines chrétiennes, charismatiques, et carmélitaines pour vivre avec reconnaissance, joie, passion et espérance notre vie consacrée comme CMT, engagées entièrement au service de l’Église.
En attendant de nous rencontrer, dans quelques mois, nous recommandons ce chapitre provincial aux prières de chaque communauté et de chacune d’entre nous.



Tanzanie: Début des travaux de construction

Une franche collaboration de toutes..
 pour un avenir meilleur
« Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
Soeur Clarisse Raharisoa,
cmt/Antananarivo
Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit ». On a reconnu, sans difficultés, les paroles de Saint Paul Apôtre dans sa première lettre aux Corinthiens, paroles qui invitent à une franche collaboration si l’on veut bâtir une œuvre durable. Cela fait deux ans que les carmélites missionnaires thérésiennes de la province « Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus » ont acheté un terrain en Tanzanie, dans la Ville de Mwanza, précisément à Nyakato. La sœur Clarisse qui revient de-là veut partager avec nos lecteurs et ses consœurs le lancement des travaux de construction du couvent. Pour le faire, elle nous retrace l’histoire de cette fondation. Elle n’oublie pas  les grand défis en présence mais aussi les opportunités qui s’offrent à cette  congrégation fondée par François Palau.
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Il y a deux ans…
Ce projet de la fondation en Tanzanie ne date pas d’aujourd’hui. On se rappellera que c’était au début de l’année 2013 que les démarches avaient commencé avec les sœurs Beata Kayitesi, Joséphine Kahambu et Mireille Kabeya comme « éclaireurs ». La fondation en Tanzanie, c’était une des décisions prises lors de notre dernier chapitre. En 2013, les sœurs éclaireurs avaient effectué deux visites dans la Ville de Mwanza au nord de la Tanzanie pour la prospection et l’achat du terrain. On se rappelle encore de l’accueil chaleureux qui nous a été réservé par Mgr Jude Thaddeus Ruwa’ichi, l’Archevêque de Mwanza. Avec un cœur de père et de pasteur, il s’est montré disponible à nous accompagner dans toutes les étapes de cette œuvre de fondation. 
rencontre avec Mgr Jude,l'archevêque de Mwanza

L'actuelle habitation des soeurs carmélites missionnaires thérésiennes à Nyakato
On se rappelle encore qu’après cet accueil inoubliable, comment, sans hésité, il a accepté de nous prêter une des maisons de l’archevêché comme logement pour les sœurs qui viendraient superviser les travaux de l’implantation, le temps que nous construisions notre couvent. 
A ces visites, il faut ajouter celle de la sœur Victorine Bagalwa, notre actuelle Provinciale, effectuée en juin 2014, visite au cours de laquelle elle a eu l’occasion de rencontrer l’ordinaire du lieu pour une prise de contact et pour traiter du dossier de la continuité de notre fondation.
A l’issu de sa visite, les postulantes ont été transférées à Naïrobi, en attendant que les bâtiments soient terminés.

Aujourd’hui plus qu’hier…
Aujourd’hui, nous sommes heureuses de vous annoncer que les travaux ont effectivement commencé et que le chantier est en marche. La bénédiction de la parcelle et du chantier a eu lieu le jeudi 12 février 2015 à 11 heures sous la présidence du Père Nana, missionnaire d’Afrique et curé de la paroisse de Nyakato. 



Avec le psalmiste nous savons que « si le Seigneur ne bâtit la maison, la bâtisseurs travaillent en vain ». Aussi, nous avons voulu l’associé, lui Jésus, l’architecte et maître du chantier, lui qui nous devancé sur ce terrain, lui qui connait le projet de nos cœurs. C’est tout juste après la bénédiction que les premiers coups de pioche du lancement officiel des travaux ont retenti. Pour le moment, nous ne sommes qu’au niveau de la fondation.

La petite communauté des pionnières est formée de trois de nos consœurs : Venantie, Tabitha et Elise qui habitent dans la maison que Monseigneur l’archevêque nous a prêtée. 

Comme nous l’avions dit, petite communauté aura pour tâche de suivre l’évolution des travaux du chantier avec l’aide du curé dont la collaboration n’est plus à démontrer.
Demain, meilleur il fera…
Pour un premier temps, nous pensons construire une maison de trois chambres, avec une chapelle, un réfectoire, une salle de séjour, une cuisine avec dépôt, une buanderie ainsi que les sanitaires. Suivront  l’élévation des murs de clôture ainsi que les autres grandes constructions.
Comme toute bonne fille de Francisco Palau, nos trois sœurs commencent, petit à petit, à s’insérer dans l’apostolat en dispensant des cours dans trois écoles différentes et, à la paroisse, elles s’engagent dans la chorale.
Pour vous donner un peu l’idée de l’endroit où est située notre parcelle, retenez que c’est à Mwanza, la deuxième ville de Tanzanie, au nord du pays. Notez aussi que cette zone est en voie de développement avec quelques universités. Le paysage est magnifique : des vallées, des grosses roches extraordinaires et surtout le lac Victoria. 


Le projet initial est d’y mettre une maison de formation pour le deuxième noviciat et plus tard, voir comment implanter d’autres œuvres apostoliques, selon notre charisme, comme notre contribution à l’Eglise locale et aussi comme source d’auto prise en charge de notre province. Nous avons devant nous de grands défis à relever, défis qui nous concernent nous toutes et demandent la contribution de toutes et de chacune. C’est la main dans la main que nous pourrons saisir les opportunités qui s’offrent à nous afin de remplir notre mission dans l’Eglise. Tout pour la gloire de Dieu!