TRADUCTION

jeudi 5 février 2015

GOMA: ANNÉE DE LA VIE CONSACRÉE

PROGRAMME DES RENCONTRES DE PARTAGE ET DE RÉFLEXION   AUTOUR DE LA VIE CONSACRÉE

« RÉVEILLEZ LE MONDE »

Soeur Honorance Zawadi
Cmt/ Goma
Le premier dimanche de l’Avent de l’année passée, c’était  le début officiel de l’Année de la vie consacrée, voulue par le pape François. À cette occasion, le Pape avait écrit un message à l’intention des personnes consacrées. Le successeur de Saint Pierre leur avait donné trois paroles-clé pour vivre l’année de la vie consacrée : être joyeux, être courageux et être infatigable. Les consacrés du  diocèse de Goma veulent  mettre en pratique ces recommandations. Pour y arriver, un calendrier des rencontres a été conçu et quelques activités prévues. Dans les lignes qui suivent, la sœur Honorance  Zawadi nous en parle dans les détails et retrace les activités qui ont été prévues pour la journée de la vie consacrée du 2 février 2015.  Il faut dire que cette année de la Vie consacrée durera en réalité plus d’un an, car elle sera clôturée le 2 février 2016.
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 « J’attends, de plus, que grandisse la communion entre les membres des divers instituts. Cette année ne pourrait-elle pas être l’occasion de sortir avec plus de courage des frontières de son propre institut, pour élaborer ensemble, au niveau local et global, des projets communs de formation, d’évangélisation, d’interventions sociales ? De cette manière, un réel témoignage prophétique  pourra être offert plus efficacement. La communion et la rencontre entre les différents charismes et vocations est un chemin d’espérance. Personne ne construit l’avenir en s’isolant, ni seulement avec ses propres forces mais en se reconnaissant dans la vérité d’une communion qui s’ouvre toujours à la rencontre, au dialogue, à l’écoute, à l’aide réciproque, et nous préserve de la maladie de l’autoréférentialité » (cfr. Lettre du Pape François à l’occasion de l’année de la vie consacrée )

Pour répondre à cette attente du Pape François, le Centre Pallottin de  Formation (CPF), en collaboration avec l’ASUMA, USUMA /Goma et  FRADIGO ( Fraternité des Abbés de Goma), ont proposé une série de six rencontres de réflexion autour du thème : « Réveillez le monde » (cf. Pape François)

TROIS PRINCIPAUX OBJECTIFS DE L’ ANNÉE DE LA VIE CONSACRÉE

-         « faire mémoire avec gratitude »  du passé récent, depuis le concile,
-         « embrasser l’avenir avec espérance »,
-         «  vivre le présent avec passion » dans le sillage des fondateurs ( cfr. Cardinal Joao Braz, Préfet de la congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostoliques )

CALENDRIER DES RENCONTRES

1.       Dimanche  11 /01 : « Vivre la fraternité évangélique dans un monde de division ». Par le Père Joachim KALONGA, ocd
2.      Dimanche 08/03 : « Spiritualité de la consécration religieuse et sacerdotale »
Par le Père Eugène NIYONZIMA, sac (Pallottin)
3.      Dimanche 10/05 : « Gestion des personnes et des biens, un défi pour la vie consacrée en RDC. Par l’Abbé Jacques LETAKAMBA
4.      Dimanche 12/07 : « Les vœux, un trésor dans un vase d’argile.  Pour un témoignage prophétique dans un monde hédoniste. Par une religieuse
5.      Dimanche 13/09 : « La prière, l’âme de la vie consacrée » Par le Père Vedaste.
6.      Dimanche 08/11 : « Consacré(e)s face à l’engagement social de l’Eglise à la suite du prophète » Par le Père Bernard Ugeux (missionnaire d’Afrique)

AUTRES ACTIVITES ORGANISEES

1.       Samedi  31/01 : Visite à la prison centrale de Goma accompagnée des vivres à donner aux prisonniers. Personne visitées : Les mineurs et les femmes
















2.     Lundi 2/02 :   journée des consacrés
9h : Exposition dans la grande salle de la Paroisse ND du Carmel : charisme de chaque congrégation


9h45- 11h25: Conférence suivi du débat par Le vicaire Général , Abbé Louis NZABANITA autour du thème : « Les attentes du Diocèse de Goma sur la vie consacrée ».















Le conférencier s’est appuyé  un texte paulinien (1 Cor 7, 32-35) pour faire émerger trois idées centrales :
-         Nous devons être libres de tout souci pour nous occuper des affaires du Seigneur.
-         Nous avons le devoir d’aimer l’Eglise et de montrer la clarté du visage du Christ.
-         Le Christ nous fait participer à ses trois fonctions.
Avant de conclure, l’Abbé Louis a rappelé que la vie consacrée est un choix qui veut répondre aux questions fondamentales : Qui suis-je ? Seigneur, que veux-tu que je fasse pour toi ?
Au sujet des attentes du diocèse du diocèse de Goma sur la vie consacrée, le conférencier a été clair : Selon le charisme de chaque congrégation, il y a une convention entre l’Evêque et la congrégation. Le Diocèse attend « tout » des consacrés eu égard à leur donation totale pour l’Eglise et pour leurs frères et soeurs.
Pour une bonne collaboration, deux moyens sont plus que nécessaires :
-         La Communion avec l’ordinaire du lieu en partageant ses joies, peines et préoccupations
-         Une bonne communication  qui passe par le respect les directives pastorales de l’Evêque.
Après la conférence, les participants se sont rendus dans l’église paroissiale Notre Dame du Carmel pour l’eucharistie, à 12h30, sous la présidence de l’Abbé Louis.   
Dans son homélie  axée sur les textes liturgiques de la fête de la Présentation du Seigneur, une seule question a jailli : Que devons-nous offrir à Dieu comme consacrés ?

Pendant l’offertoire, les consacrés ont présenté :
- La Statue de la Vierge : Imiter Marie, 1er Disciple du Christ
- La Colombe : symbole de l’Esprit Saint et de la paix
-Le Globe terrestre: monde avec variété de peuple et culture
-Les Fleurs : variété des dons et  variété de charisme
-Un Vase d’argile : notre fragilité
-Divers fruits : efforts de nos vies, notre générosité
-Pain et vin




Après l’Eucharistie, tous les consacrés ont partagé le repas dans la grande salle de la paroisse 




jeudi 29 janvier 2015

Kinshasa: Troisième Assemblée de la COSMAM


Soeur Ckarisse Hanitra,
Cmt/ Antananarivo

Les travaux de la troisième Assemblée générale de la Confédération des Conférences des Supérieurs Majeurs d’Afrique et Madagascar se sont déroulés à Kinshasa du 14 au 18 janvier 2015 au centre d’accueil de la Caritas Congo. La sœur Clarisse Hanitra, carmélite missionnaire thérésienne, a fait le déplacement d’Antananarivo (Madagascar) pour y prendre part. Dans les lignes qui suivent, elle nous en donne le condensé

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Les supérieurs majeurs d’Afrique et Madagascar n’étaient pas seuls. 



Ils avaient été accompagnés tout au long de ces travaux de la troisième assemblée par le président de la Congrégation pontificale pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Joao Braz De Aviz venu pour la circonstance. Tout a tourné autour du thème principal sous forme d’une question : "Dans l'aujourd'hui de l'Afrique-Madagascar, les Consacré(es) sont-ils encore, par leur vie, prophétie pour la paix , la justice et la réconciliation?"

La clôture de cette troisième assemblée générale est intervenue le dimanche 18 janvier par une messe présidée par l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo, dans la cathédrale Notre Dame du Congo.


Dans son homélie, la pasteur de l’Eglise locale de Kinshasa a invité les personnes consacrées à ne pas oublier la générosité.  Il a, en outre, appelé les consacrés à réveiller le monde comme les prophètes en commençant par vivre eux-mêmes l’intimité avec Dieu. Pour le Cardinal Laurent, les personnes qui se sont mises à la suite du Christ devraient mettre ensemble la bonne gestion économique avec la générosité évangélique, surtout pendant cette période de crise. 

Pour finir, l’archevêque de Kinshasa a exhorté les consacrés d’Afrique et Madagascar  à ne pas oublier les pauvres.  A la fin de cette célébration, le Cardinal Laurent a procédé à la cérémonie d’envoi en mission en donnant une bougie allumée à tous les participants.

Signalons aussi qu’au cours de ces travaux, la Sœur Marie-Sidonie Oyembo du Gabon, sœur de l’Immaculée conception de Castres, a été élue à la tête du nouveau bureau exécutif de la Confédération. Dans cette lourde tache, elle sera secondée par le Père Felix J. Phiri (missionnaire d'Afrique), comme vice-président. Tous les deux  bénéficieront des sages conseils venant de la Sœur Venantie NYIRABAGANWA , du Frère Constantino KAUNDA, du Père Pietro CIUCIULLA et de la sœur LADRUREAU Marie Dominique

Pour celles et ceux qui se posent des questions au sujet de la COSMAM, la sœur Marie-Sidonie Oyembo  éclaire leur religion:

La Conférence des Supérieurs (es) Majeurs (es) d’Afrique et de Madagascar ou COSMAM est une organisation internationale de droit pontifical directement relié à  la Congrégation pour les instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie Apostolique (CIVSVA) qui a son siège au Vatican.
La COSMAM regroupe en son sein toutes les conférences nationales et régionales des  supérieurs (es) majeurs (es) d’Afrique et de Madagascar. Elle organise son assemblée plénière tous les trois ans mais est ordinairement administrée par un Comité Exécutif composé d’un Président, d’un vice – Président et de Conseillers provenant des différentes régions D’Afrique et de Madagascar.

Sa mission est essentiellement apostolique et ecclésiale. Elle a donc pour but ultime de susciter et d’accompagner la collaboration des instituts de vie consacrée avec l’Eglise et la société et de créer la communion fraternelle. Par cet engagement, elle aide chaque congrégation religieuse à vivre sa vocation propre et à s’ouvrir pour travailler dans l’Unité avec d’autres, avec l’Eglise locale et toute personne ou groupe dont la philosophie est compatible avec les valeurs évangéliques.

vendredi 23 janvier 2015

Lyon : Ouverture du jubilé de 500 ans de la naissance de Sainte Thérèse d’Avila

Sœur Elisabeth Tudi ne Malu Kabuya,
cmt Lyon/ France
A l’occasion de l’ouverture du cinquième centenaire de la naissance de sainte Thérèse d’Avila (1515 - 28 mars- 2015),  la famille carmélitaine  présente dans le diocèse de Lyon s’est retrouvée à plusieurs reprises pour préparer la messe d’ouverture et une soirée dansante prévues à cet effet. La dernière répétition s’est déroulée dans la communauté des sœurs carmélites missionnaires thérésiennes, à Lorette, où elles exercent leur apostolat, depuis déjà un an, à « La maison de Pauline Jaricot », fondatrice de l’œuvre pontificale de la propagation de la foi. Ce compte-rendu de la Sœur Elisabeth nous fait revivre cet événement.

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Mettre ses talents au service de tous
Les répétitions des chants liturgiques en vue de la messe d’ouverture du 5ième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse ont connues la participation active des sœurs Carmélites Messagères du Saint Esprit (congrégation fondée au Brésil par une carmélite cloitrée) ; des sœurs du Carmel Apostolique  saint Joseph ;  des membres de L’Institut Notre Dame de Vie (fondé par le frère carme déchaux Marie-Eugène); des membres de la Communauté Palavra Viva (fondée au Brésil) ; des membres de  l’Ordre du  Carmel  déchaux séculier ; des sœurs Carmélites Missionnaires Thérésiennes et… des Carmélites de Fourvière qui nous ont  accompagnées dans le silence de leur cloître.



Jour de fête et de joie…
Après toutes les séances de préparation, qui ont  été en même temps des moments forts de communion et de solidarité entre les membres de la grande famille du carmel de l’archidiocèse de Lyon,  est arrivé, enfin,  le jour tant attendu ou pour le dire avec le psalmiste,  « Jour d’allégresse et  jour de joie »  pour l’Eglise locale de Lyon de  célébrer  l’ouverture de ce cinquième centenaire de la naissance de Thérèse de Jésus, connue plus sous l’appellation de Thérèse d’Avila, la réformatrice du Carmel.
Le jour choisi pour cette célébration était le mardi 14 octobre 2014, la veille de la fête officielle de Sainte Thérèse. Tout a débuté par une Eucharistie célébrée, à 19h30, par le cardinal  Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et concélébrée par six prêtres dont un carme déchaux. La Basilique  Notre Dame de Fourvière a servi de cadre pour abriter cet événement ecclésial.
Ce sont  les différents membres des instituts partageant en commun la spiritualité thérésienne  qui ont formé un seul chœur pour animer la messe. Au début de la célébration, le frère carme déchaux Jean Emmanuel s’est appuyé sur la célèbre phrase de Sainte Thérèse : « Le monde est en feu, ce n’est plus le temps de traiter avec Dieu et les hommes d’affaires de peu d’importance. » pour  souhaiter la  bienvenue à tous les participants à cette célébration eucharistique. Il a justifié le choix de ces paroles thérésiennes par le fait qu’au regard des événements du monde,  ces paroles de Thérèse sont toujours d’une actualité brûlante. C’était en même temps une invitation à la prière pour la paix dans le monde.

Enrichissante diversité culturelle
Après l’eucharistie les invités se sont retrouvés de la salle de la Transfiguration, au musée de la Basilique, pour  partager un pot d’amitié suivi de la soirée musicale pendant laquelle chaque famille religieuse avait prévu un numéro à exécuter. 

Comme fils et filles de Thérèse, l’animation de cette soirée  s’est déroulée dans une atmosphère familiale, dans la joie et la complémentarité. C’était un temps marqué par une enrichissante diversité culturelle. Cela nous a fait comprendre une vérité : tous, nous nous abreuvons à la même source qu’est la spiritualité thérésienne, même si chaque famille l’a enrichie avec un ton particulier.
Les sœurs du carmel saint Joseph congrégation, d’origine Française. 

Les sœurs carmélites messagères du Saint Esprit, d’origine Brésilienne


La communauté Palavra Viva, d’origine brésilienne.
C’est vers 22 heures, après la bénédiction du frère Jean Emmanuel, que cette soirée a pris fin à la satisfaction de tous. 

Nous nous sommes séparés avec l’espoir de nous revoir dans d’autres activités prévues pour le 5ième centenaire et aussi pour le grand rendez-vous de la clôture du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse prévue en octobre 2015.  

jeudi 4 décembre 2014

Antananarivo: Inauguration du Collège Bx. François Palau

« Il s’en vient dans la joie, 
                                                     il récolte les gerbes »

Soeur Clarisse Raharisoa
Cmt/ Antananarivo
Nous sommes dans la Grande île du Madagascar, à Antananarivo. Le 7 novembre 2014, un double événement s’est déroulé dans la commune d’Itaosy où œuvrent les sœurs carmélites missionnaires thérésiennes (Cmt). Le premier est ecclésial : la fête du Bienheureux François Palau (fondateur des Cmts), tandis que le second, lui,  est social : l’inauguration du Collège du même nom. Après le temps des durs labeurs de la construction du magnifique et imposant bâtiment de ce collège, est venu le temps de son inauguration. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’était un événement riche en couleur et profond en signification: une célébration eucharistique priante suivie de prise de parole puis par un temps de partage fraternel du repas, signe de communion entre les religieuses qui dirigeront ce collège, les autorités politico-administratives, les élèves et  les parents.  Tout ceci, traduit ici par les « pauvres » paroles de la sœur Clarisse.

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Ciel bleu d’Itaosy : le rêve est devenu réalité !
En ce vendredi,  le ciel est bleu et le soleil est au rendez-vous. C’est un jour de fête et de joie pour tous les habitants d’Itaosy. A 9 heures du matin, la célébration eucharistique pour marquer ce double événement débute. Le vicaire général du diocèse d'Antananarivo, Monseigneur Ludovic Rabenatoandro est mandaté par l’évêque pour présider la messe. Il n’est pas seul : les prêtres carmes sont  présents à l’autel :  Michelin, Victor, Vincent et Tsitoaina encadrent Mgr le vicaire général‏. Les autorités politico-administratives ont répondu à l’invitation. 
Parmi elles, notons la présence remarquée du ministre de l’intérieur, du maire de la commune d’Itaosy et de la représentante du ministre de l’éducation. Tous les élèves du collège accompagnés de leurs parents ne pouvaient manquer à cet événement sous aucun prétexte. Dès l’entame de la célébration, la sœur Clarisse prend la parole pour souhaiter la bienvenue à tous et à chacun. 
Des paroles qui vont droit au cœur...

Dans son homélie, Monseigneur le Vicaire général a mis l’accent sur les « vertus du bienheureux Palau » en mettant en lumière son œuvre éducatrice. 
Mgr. Ludovic n’a pas manqué de souligner l’importance de l’éducation dans notre monde d’aujourd’hui. Aux sœurs carmélites, il a exhorté « de prendre cet apostolat à cœur car l’école n’est pas avant tout un lieu d’autofinancement mais bien un lieu d’éducation ». 
Pour cela, les sœurs se souviendront qu’elles ne sont pas des simples enseignantes, mais des éducatrices, a-t-il conclut.

Après le chant d’action de grâce, où l’on a vu toutes les carmélites accompagnées des missionnaires laïcs palautiens exécuter un pas de danse pour manifester leur joie, l’assemblée a suivi avec une attention soutenue quelques discours. Monsieur le Maire, tout en encourageant l’initiative des sœurs carmélites, a manifesté sa joie de voir qu’il y a, enfin, dans sa commune une école capable d’accueillir les enfants pauvres et démunis. La sœur  Victorine Bagalwa, provinciale des carmélites missionnaires thérésiennes, qui a fait le déplacement pour la grande île, a manifesté, quant à elle, sa joie et a tenu à remercier de vive voix tous les bienfaiteurs pour leur marque de solidarité en faveurs des enfants démunis d’Itaosy. 
A sa suite, la sœur Clarisse, la directrice du collège, a présenté brièvement la vie du bienheureux Palau. Ses consœurs qui travailleront au sein du collège ont été aussi présenté à l’assemblée. Au nom du Diocèse d’Antananarivo, un représentant a eu des mots justes pour remercier et encourager les sœurs carmélites. 
La représente du ministre de l'éducation a proclamé officiellement l'ouverture du Collège Bienheureux François Palau, en ces termes : « Désormais, ce collège est reconnu officiellement et fait son entrée dans la grande famille de l’enseignement de notre région d'Analamanga ». A ces paroles, l’assemblée a réagi positivement par un tonnerre d’applaudissement. ‏
Avant la fin de la célébration eucharistique, monsieur le Maire de la commune d'Itaosy et le vicaire général ont coupé le ruban symbolique pour marquer l'inauguration officielle du Collège Bienheureux François Palau‏. 

Cet acte a été suivi de la bénédiction du bâtiment et de la bénédiction finale.
« Amour-communion-science »
                                                            mise en pratique

Tous les invités ont eu le temps de partager le repas fraternel avec les élèves, les parents des élèves, moment agrémenter par les chants et les danses.


Ce collège qui a pour devise : « Amour - CommunionScience » qui se traduit
en malagasy par « Fitiavana - FiombonananaFahaizana »‏, est un complexe composé de 14 salles de cours et de 4 bureaux. Le nombre total des enfants inscrits s’élève à 203. 
Pour la bonne marche du collège,  3 demoiselles, 2 aspirantes carmélites, 1 monsieur comme surveillant général, une cuisinière et une dame de ménage prêtent leurs services. 
Le tout, sous la direction de la sœur Clarisse Raharisoa qui se fait accompagner de ses 4 consoeurs carmélites : Patricia Raharisoa qui enseigne au Préscolaire, Angèle Ravaonandrasana en première primaire, Berthine Mbola en troisième primaire, Rosemary  Mwangi qui enseigne l'anglais et Agnès Maombi qui est la secrétaire du collège.
D’ores et déjà nous souhaitons bon vent à ce collège et un très bon apostolat aux sœurs !

jeudi 16 octobre 2014

Goma: Ouverture du 5è centenaire de la naissance de Thérèse D'avila

Les carmes déchaux et les sœurs  carmélites missionnaires thérésiennes de Goma ont célébré  solennellement l'ouverture du 5ième centenaire de la naissance de la réformatrice du Carmel, Sainte Thérèse d’Avila,  ce mercredi 15 Octobre 2014.

Tout a commencé, à 16h, par une conférence spirituelle animée par le Père Joachim sur le thème : « Thérèse et la Prière ». Pendant une heure du temps, le Père conférencier, avant d’entrer dans le vif du sujet, a tout d’abord situé Thérèse d’Avila par une brève biographie. La conférence, quant à elle, a été axée entièrement sur le livre des Demeures (connu aussi sous le nom de Château de l’Âme) qui, comme on le sait, est l’œuvre clé pour avoir une bonne connaissance de la spiritualité thérésienne. C’est dans ce chef d’œuvre que le Père Joachim a trouvé de la nourriture spirituelle pour l’assistance, qui a répondu à l’invitation, composée des prêtres, religieuses ainsi que de quelques chrétiens de la paroisse. 

Puisqu’il s’agissait de parler de la prière, le Père Joachim a présenté Thérèse comme maîtresse d’oraison en insistant sur l’importance de la prière dans la vie de Thérèse avant de mettre l’accent sur la place de la prière dans la vie des chrétiens et des consacrés
Reprenant les paroles mêmes de Thérèse, le conférencier a défini l’âme comme « un château qui est composé tout entier d’un seul diamant ou d’un cristal très pur et qui contient beaucoup d’appartements » et c’est dans la pièce  centrale de ce château que se trouve Dieu. 
La porte d’entrée dans le château, quant à elle, c’est l’oraison qui est, selon Thérèse, un « commerce d’amitié, où l’on s’entretien souvent, seul à seul, avec celui dont on se sait aimé ». Mais l’oraison est accompagnée par la considération. Celui qui entre en relation avec Dieu doit « considérer à qui l’on parle, considérer celui qui parle et ce qu’on dit ». 
C’est donc la considération qui donne sens à l’oraison. Dans le château, il y a aussi le combat spirituel avant de franchir l’étape de l’union avec Dieu dans le « mariage spirituel ».
Vingt minutes ont suffi pour changer de l’air avant  la célébration eucharistique présidée par le Père Albert, curé de la paroisse Notre Dame du Carmel de 17 h à 18 heures.
Il faut dire que la forte pluie et les coupures intempestives du courant électrique qui se sont invitées n’ont pas pu empêcher les fils et filles de Thérèse d’Avila de fêter leur « Madre ». Après ce temps fort de dose spirituelle (conférence et la célébration eucharistique), les invités se sont rendus à la communauté des carmes déchaux pour un ver d’amitié.


samedi 4 octobre 2014

FRANCE: UNE ANNÉE DE MISSION DES CMTs A LYON....

                   Des raisons d’espérer…

Soeur Marie-Thérèse Kavira
Cmt/ Lyon (France)
C’est en remplacement des sœurs Franciscaines que le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon a fait appel aux sœurs carmélites missionnaires thérésiennes pour assurer la relève et ainsi continuer l’apostolat à la maison où a vécu la vénérable Pauline Jaricot, fondatrice de l’oeuvre de la propagation de la foi. Une année d’apostolat déjà accompli, il y a des raisons de rendre grâce au Seigneur pour ses merveilles ! Dans les lignes qui suivent, la sœur Marie-Thérèse parle de leur mission précise et de la répartition des tâches en vue de faire avancer l’apostolat qui leur est confié. En bonnes filles du Bienheureux François de Jésus-Marie Joseph Palau (François Palau Y Quer), elles mettent au service de l’Eglise, mystère de communion, leurs dons et talents.

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Une année de mission en terre lyonnaise…
                                                   Une merveille du Seigneur !
On se souvient encore : le 30 septembre 2013, le cardinal Philippe Barbarin archevêque de Lyon a installé officiellement  notre communauté des carmélites missionnaire thérésiennes à Lorette, maison de Pauline Jaricot.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, rappelons que Pauline Jaricot est née à Lyon, le 22 juillet 1799, dans une famille des riches industriels. Dès l’enfance, elle reçoit une bonne éducation chrétienne. A la suite d’une grave maladie, dont elle en sort guérie de corps et d’âme ; de la mort de sa mère en 1816  et touchée par la grâce à saint Nizier, elle décide de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concerne la foi. Elle fait, en privé, le vœux de chasteté et adopte le mode de vie et la manière de s’habiller des pauvres ouvrières. Grâce à son frère Phileas qui se préparait pour la mission en Chine, Pauline est informée des situations critiques des missions. Elle fonda la propagation de la foi, le rosaire vivant et travaillant intensément pour la cause des ouvriers. En 1862, elle meurt dans le dénuement total. Signalons tout de même qu’elle priait aussi pour l’unité des chrétiens.
Maison Pauline Jaricot :

                        lieu de mémoire, de mission et de prière

NOTRE MISSION DANS SA MAISON : faire de celle-ci un lieu de mémoire, de mission  et de prière ;  elle accueille des milliers des personnes en provenance de tous les coins du monde. 
Nous sommes une équipe de quatre sœurs carmélites missionnaires thérésiennes. Chacune de nous a une tâche précise afin de mener à bien la mission qui nous est confiée, répartie de la manière suivante :
La sœur Joséphine est responsable de la maison, c’est-à-dire directrice du centre. Elle a en charge la coordination des activités en faisant le lien entre les personnes.
La sœur Elisabeth s’occupe du service des veilleurs missionnaires. Concrètement, elle attribue à ceux-ci  un diocèse du monde en vue de le porter dans la prière. Ces personnes peuvent contribuer à la mission de l’Eglise selon leurs possibilités. La plupart d’entre elles, bien qu’avancées en  âges, manifestent leur désir de soutenir l’Eglise par leur prière et leur sacrifice. Ajoutons aussi que la sœur Elisabeth s’occupe du bulletin « prions ensemble » qu’elle rédige tous les deux mois à l’intention des veilleurs missionnaires.
La sœur Marie-Denise fait son apostolat auprès des malades dans le domaine de la pastorale de la santé.
La sœur Marie-Thérèse  est affectée dans la pastorale diocésaine des jeunes, principalement dans l’aumônerie de l’enseignement public.
Faisons remarquer qu’en cette même date du 30 septembre 2014, la sœur Marie-Thérèse a renouvelé ses vœux de religion. 
La messe anticipée de sainte Thérèse de l’enfant Jésus a été célébrée par père Robert Tumu, et concélébrée par le père Charles –Arsène.
Après la messe, nous avons partagé un verre d’amitié.