TRADUCTION

vendredi 26 septembre 2014

En mémoire de la Sœur Espérance et de ses compagnons


Trois ans après…
            les CMTs se souviennent de la Sœur Espérance


Soeur Anne-Marie Mataka, cmt
Bukavu/RDC
Notre mémoire se rappelle encore de cette du 25 septembre 2011, date qui marque encore douloureusement la famille Carmélitaine toute entière. C’était un dimanche, autour de 13 heures, une jeep qui revenait du marché de Mudaka s’est dirigée tout droit dans le Lac Kivu. Le bilan est très lourd: un prêtre, une religieuse et un frère en formation, tous trois ont péri par noyade. D’un total de quatre passagers qui étaient à bord, un seul rescapé. C’était une grande perte pour l’Eglise et pour le Carmel. Aujourd’hui, le 25 septembre 2014, trois ans après ce douloureux événement, on s’en souvient encore comme si c’était hier.

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Pour comprendre la valeur de la vie,
                                                   il faut réfléchir sur la mort

Pour faire mémoire des illustres disparus : Le Père Théophile Twagirayezu, le frère Patrick Alimasi et la sœur Espérance Nyiraneza, une messe a été célébrée le jeudi 25 septembre 2014 à 15h30 dans la chapelle de la Communauté Saint Jean de la Croix, des Pères Carmes de Bukavu. C’est le Père Edmond Shabani, le co-promotionnel du regretté Père Théophile, qui l’a présidée. Quatre autres prêtres carmes ont concélébré. La petite assemblée était composée des carmélites missionnaires thérésiennes et de leurs novices qui ont formé la chorale, les membres du Carmel séculier ainsi que de quelques amis et connaissances.

Dans son homélie, le Père Edmond a insisté sur la valeur de la vie. Il a rappelé que nous sommes des passagers sur la terre et que tout est transitoire. Pour comprendre la valeur de la vie, il faut réfléchir sur la mort qu’il a défini comme étant un arrêt complet de toute activité humaine. C’est Jésus qui donne sens et valeur à la vie humaine, a-t-il poursuivi. Pour finir, le Père Edmond a exhorté celles et ceux qui ont pris part à cette célébration,  à vivre en Jésus pour avoir la Vie Éternelle.

En marche ...
                            vers le « jardin des vivants »

Après la bénédiction finale, toute l’assemblée a été invitée à se rendre au cimetière pour la cérémonie du dépôt des gerbes des fleurs sur les tombes, moment de grandes et vives émotions. 

L’heure était à la réminiscence et aux bons souvenirs laissés par Théophile, Espérance et Patrick.  Tout le monde a eu le temps de revivre encore ce qui s’était passé il y a trois ans en ce même lieu.


Après un moment de silence méditatif, le Père Edmond, a aspergé les tombes d’eau bénite et les a encensé. En mémoire des illustres disparus, il a fait monter vers le Seigneur cette prière :

Seigneur, il a fallu que le Christ passe par la mort pour la vaincre avant d’entrer dan la gloire du Ciel ; renouvelle maintenant pour tes serviteurs Théophile, Patrick et ta servante Espérance ce que tu as fait pour ton propre Fils : qu’ils soient, eux aussi, victorieux de la mort et puissent contempler dans toute sa gloire le visage de leur Père qui les a sauvés. Par Jésus le Christ, Notre Seigneur. AMEN


Que par la miséricorde de Dieu, les âmes de nos défunts reposent en PAIX !

jeudi 25 septembre 2014

TÉMOIGNAGES SUR LA SŒUR ESPÉRANCE PAR SES COMPAGNES

 Briser le mur du silence, oser témoigner…

Trois ans après le décès de leur consœur Espérance Nyiraneza, deux de ses compagnes de route sortent de leur silence et veulent témoigner sur elle. Trois ans après, on peut supposer qu’elles se sont remises de leurs émotions et ont pu sécher leurs larmes. Elles n’ont pas voulu taire ce qu’elles ont vu et vécu avec leur aînée. Elles tiennent à faire savoir aux générations présentes et futures qui était la sœur Espérance. Comme pour le prophète Jérémie, dans leur cœur, c’était comme un feu dévorant, à chaque fois qu’elles essayaient d’étouffer ce témoignage.

Témoigner, c’est confirmer la vérité sur quelqu’un par des déclarations ou par des écrits. Témoigner, c’est aussi  faire paraître un sentiment qu’on avait à l’égard de quelqu’un. Mais pour être en mesure de témoigner, l’on doit être capable de communiquer ce que l’on sait. C’est ce que les sœurs Marie-Thérèse Kavira et  Célestine Ngeli, chacune à sa manière, ont tenté de faire dans les lignes qui suivront.
Ce qui est intéressant ici, c’est qu’elles parlent de la Sœur Espérance avec une note d’Espérance en prenant appui sur cette parole de Saint Paul aux Corinthiens : « L’Ecriture dit : j’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous ». (2Cor 4,13-14).  Nous vous livrons leurs témoignages tels qu’elles les ont écrits de leurs mains :

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"Aimer et servir" :

                  Message de la Sœur Espérance  pour notre temps

Marie-Thérèse KAVIRA, cmt
 Lyon/ France
Sœur Espérance Nyiraneza est celle avec qui j’ai fait mes premiers pas au carmel. Elle était l’aînée du groupe et sa manière d’être le prouvait. Elle avait une sensibilité et une attention aux autres. Ce qui m’a le plus touché, c’est sa bienveillance : sa disponibilité à rendre service dans l’oubli de soi , comme le dit notre sœur Teresa Mira : « faisons le bien à tous sans regarder à qui nous le faisons ». Je crois que la sœur Espérance a fait sienne cette devise.
Et à mon avis, cela reste un message d’actualité pour nous aujourd’hui car nous portons en nous cette tendance égoïste  qui nous empêche de nous donner aux autres ; ce qui nous intéresse, c’est notre confort et notre bien-être.
Rendre service demande  une disponibilité et une disposition intérieure ; et surtout un AMOUR  VRAI. Si on n’aime pas  une personne, on ne peut pas se donner la peine de souffrir pour elle. Nous nous rendons compte que l’amour est indispensable pour rester totalement au service de nos frères et sœurs. C’est un bon exemple que je tire de la vie de notre consœur : Aimer et servir.
Au premier banc, au milieu: La sœur Espérance lors de la prise de jupe au noviciat à Bukavu
A l’extrême droit: la sœur Espérance le jour de ses premiers vœux à Bukavu

Témoignage: "Sr. Espérance, Tu resteras toujours notre "Grande Soeur"...

Longtemps, j’avais  refusé de croire que tu sois morte…
Sister Célestine Ngeli,cmt
Tarragona/ Espagne.
Aujourd’hui, le 25/09/2014, cela fait, jour pour jour, trois ans depuis que la sœur Espérance Nyiraneza nous a quitté. Je me souviens encore que c'était un après midi lorsqu'on nous avait téléphoné pour nous informer que le père Théophile, le frère Patrick et notre sœur Espérance avaient connu un accident et que le véhicule à bord duquel ils se trouvaient était noyé dans le Lac Kivu. Ma première réaction était une conclusion rapide : « donc, on peut encore le sauver ». J'avais cette espérance que tout allait se régler. Mais la volonté de Dieu n'était pas la mienne. Dieu les avait déjà appelé dans son Royaume pour une Vie Eternelle. Jusque tard dans la nuit, après l’annonce de cette triste nouvelle, je ne voulais pas y croire parce que je revoyais encore ma consœur Espérance dans ma mémoire. C’est seulement le jour de leur enterrement que je me suis réalisée que réellement ma consœur de promotion n’était plus de ce monde. Je me suis exclamée : "donc, c'est vrai ? mon Dieu ! " J'ai senti une chaleur en moi, une douleur indescriptible  dans mon cœur de façon que mes larmes ne pouvaient couler… C'était pour moi une douleur que je n'avais jamais senti auparavant et je me suis demandé pourquoi le Seigneur a fait cela ? Ma question est restée sans réponse. Finalement j’ai conclu que le Seigneur appelle à lui qui il veut, quand Il veut et comme il veut. Un jour, nous tous, nous mourrons et après la mort il y a la Vie Eternelle. Telle était ma conviction face à la mort de ma consœur Espérance, une mort qui venait de nous frapper brutalement.

Des trésors dans le vase d’argile …
A l'extrême droit: sœur Espérance au noviciat à Bukavu 
J'ai vécu avec la sœur Espérance trois ans durant : deux ans du noviciat et une année du juniorat. Je peux témoigner que c’est une personne digne de son nom. Elle était remplie d'Espérance.  Des vertus et des qualités, elle en avait beaucoup reçu du Seigneur : elle était une personne discrète en qui on pouvait se confier sans peur ni crainte. Comme aînée du groupe,  elle faisait prouve de la maturité. Elle savait être discrète : jamais elle ne divulguait une confidence.  Une personne travailleuse, elle l’était : je me rappelle encore quand on se rendait dans notre  ancienne communauté pour cultiver les champs, comment elle le faisait de tout son cœur. C'est là que nous avions découvert son talent comme responsable sur qui on pouvait compter. Sans se faire supplier, elle rendait service à qui le lui demandait. Sa charité et sa disponibilité étaient sans mesure ! Pour nous, elle était une grande sœur qui savait garder l'harmonie dans le groupe en valorisant la communion et la paix et, par-dessus tout, elle préférait garder le silence.  S'excuser pour une faute commise par mégarde et demander pardon pour favoriser la  réconciliation étaient ses pratiques quotidiennes. 
Tu resteras pour toujours notre « grande sœur »
A l'extrême gauche, la sœur Espérance priant pour ses consœurs qui vont émettre les vœux à Bukavu
Que dire de plus ? Sœur Espérance, tes bons souvenirs resteront toujours gravés dans nos cœurs.  Tu resteras toujours notre aînée dans le groupe et notre grande sœur car tu le mérites. Nous savons que tu es beaucoup mieux là où tu te trouves maintenant. Intercède pour nous et pour toute la congrégation. Tu nous manques énormément. Tu as laissé un grand vide dans nos vies. Tu aurais fait encore beaucoup de bonnes choses sur cette terre. A présent, ta grande mission c'est d'intercéder pour notre province d’Afrique. De ton vivant, nous te l’avons dit et nous te le redisons encore ici : Nous t'aimons beaucoup ! Repose en paix.



dimanche 24 août 2014

Sénégal/Diamaguène: Jubilé d'argent de deux soeurs CMTs

Deux congrégations, un jubilé…
Sœur Adèle Mwamini,
CMT/ Kaolock
Alors que le samedi 23 Août 2014, l’Eglise faisait mémoire de sainte Rose de Lima, cette tertiaire dominicaine qui avait un grand amour pour le Seigneur si bien qu’elle a tout quitté pour s’attacher à Lui seul, partageant sa vie entre des austérités effrayantes et l’intimité avec le Christ, quelque part au Sénégal, à Diamaguène précisément,   trois religieuses, deux carmélites missionnaires Thérésiennes et une Immaculée Conception, fêtaient leur vingt-cinq ans de profession religieuse. Deux congrégations pour un jubilé d’argent, mieux trois religieuses pour un jubilé. C’est sous l’ambiance de l’unité dans la diversité que nous avons vécu cette fête ecclésiale que nous nous faisons le devoir de vous rendre compte dans ces lignes.
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La paroisse « Notre Dame de la Paix » de l’Archidiocèse de Dakar a servi de cadre pour abriter cet événement ecclésial du jubilé d’argent de profession religieuse des sœurs Victorine Kavira, Jeannette Shangalume (carmélites missionnaires thérésiennes) et Julie Clémence (Sœur de L’immaculée Conception). L’Eucharistie, elle,  était présidée par le Père Herman et concélébrée par les pères Gislain Toussaint et Joseph Kazadi.

Mis à part les fidèles chrétiens de cette paroisse et les membres des communautés religieuses des sœurs jubilaires, ils étaient nombreux celles et ceux qui ont fait le déplacement des différents coins du Sénégal pour venir encourager les trois religieuses en les honorant par leur présence à cette célébration.

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire »(Jn 15,5)
Action de grâce et fidélité, voilà les deux fils rouges qui ont traversé l’homélie prononcée par le père Joseph Kazadi pour cette circonstance. Chacun était invité à rendre continuellement grâce au Seigneur pour ses bienfaits et, d’une manière particulière, pour le jubilé de 25 ans vécu dans la fidélité au service du Seigneur de la part des trois religieuses.  A l’endroit de celles et ceux qui trainent encore sur la route, le Père Joseph leur a exhorté d’avancer dans la sincérité et de se vouer parfaitement au service du Seigneur. Pour clore, le prédicateur s’est servi de cette phrase évangélique : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire »(Jn 15,5) pour lancer une invitation aux jubilaires de s’attacher toujours au Seigneur car avec lui tout est possible. 

A tour de rôle, après l’homélie, chacune des jubilaires s’est avancée vers l’autel du Seigneur pour renouveler les vœux d’obéissance, pauvreté et chasteté.  
« Merci à tous et à chacun …
            pour cet honneur que vous nous avez fait... »
La communion terminée, la sœur Victorine Kavira, aux noms de toutes, a pris la parole pour remercier Dieu pour le don précieux de la vocation religieuse et missionnaire, même si c’est par des chemins difficiles et inattendus qu’il les a conduites durant ces 25 ans. 

Elle a, ensuite, remercié leurs parents d’avoir joué un grand rôle dans leur cheminement   et qui, sans se lasser continuent à les encourager par leurs conseils et leurs prières. D’une manière particulière, enfin, la sœur Victorine a exprimé sa vive et respectueuse reconnaissance aux célébrant et concélébrants, à la chorale  et à tous ceux qui ont répondu présent à l’invitation, pour  leur avoir fait le grand honneur de célébrer et d’assister à leur messe de  Jubilé.
Avant la bénédiction finale, le célébrant  a demandé aux jubilaires de garder toujours à cœur ces paroles de la Sainte Thérèse D’Avila : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie, tout passe, la patience obtient tout, Dieu seul SUFFIT. »  

Débutée aux environs de 10h 30, cette messes animée par la chorale du renouveau charismatique « petite Myriam » a pris fin  13 h.                                                                                                   
       

Un repas de fête bien agrémenté par une bonne musique sénégalaise a clôturé en toute beauté cette grande célébration du jubilé d’argent de nos sœurs. 




C’est seulement à partir de 17h 30 que nos invités ont commencé à rentrer chez eux, heureux d’avoir partagé avec nous la joie de cet événement ecclésial. 
                                 

mercredi 20 août 2014

Sénégal/ Kaolack: Renouvellement des vœux

Si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie
Soeur Adèle MWAMINI,
CMT/Kaolack (Sénégal)
La solennité de l’Assomption de la Vierge Marie a connu, cette année, une touche particulière dans notre communauté de Kaolack: l’une d’entre nous a renouvelé ses vœux de religion. Il fallait faire preuve de  notre capacité à nous réjouir avec elle : « Soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie », a écrit Saint Paul aux Romains. Plus encore : dans le Christ, nous sommes un seul corps. Alors, dit encore l’Apôtre :     « Si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie ». C’était une occasion pour chacune de nous de se souvenir de ses propres vœux tenus devant Dieu et devant tout son peuple.

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La célébration de renouvellement des vœux temporaires de religion de la sœur Charlotte AMIDA a eu lieu dans la chapelle de la communauté «  Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix » de Ndiaffate /KAOLACK  à 18h 30 du vendredi  15 Août en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Cette messe festive, présidée par l’abbé Léon N’DOUR (Vicaire général du diocèse de Kaolack), a rassemblé, outre les membres de la communauté, quelques amis. C’est cette petite assemblée qui a entouré la sœur Charlotte pour magnifier avec elle le Seigneur et exalter son nom en élevant  la louange vers Lui.                                                                                                                      
Marie, la Toute Belle
Dès l’entame de l’homélie, une question a jaillit de la part de l’officiant: Est-ce que nos mamans sont-elles belles ? Comme on peut se l’imaginer, la réponse était positive, même si la motivation de la question nous était inconnue. Et c’est de là qu’est partie toute la méditation pour cette solennité de la Vierge Marie : si nos mamans sont belles, la Vierge Marie l’est encore plus que toutes les femmes. Marie est  toute belle car Immaculée, mieux, préservée par Dieu, de tout péché. S’appuyant sur les textes bibliques proposés par la liturgie, le Vicaire général du Diocèse de Kaolack a démontré à l’assemblée comment le péché enlaidit l’homme et le défigure. Raison  pour laquelle, soutenus par la grâce de Dieu,  il nous  faut combattre tout ce qui peut gâter  notre relation à Dieu. A nous, il revient de lutter,  de combattre et de rompre avec tout ce qui est péché  afin de conserver la beauté que nous portons en nous à l’instar de la Vierge Marie. Pour finir cette méditation, l’abbé Léon a exhorté  l’élue du jour  à toujours lutter contre tout ce qui est désagréable,  à vivre et à faire vivre la Résurrection autour d’elle en mettant en pratique les vertus théologales que sont la foi, l’espérance et la charité.  A l’exemple de la Vierge Marie, la sœur Charlotte a été invité à dire « Oui » au Seigneur et à faire sa volonté.     
Un moyen qui nous maintient toujours…
                                dans une sainte ferveur.
 C’est après cette exhortation suivie d’un temps de silence que la sœur Charlotte a renouvelé ses vœux devant le Seigneur entre les mains de la sœur Eugénie KAYITESI Supérieure de la communauté.  Elle a, de nouveau, promis de suivre Jésus-Christ  tel qu’il a vécu, c'est-à-dire dans une vie de pauvreté, chasteté  et obéissance.                                                           
                                    

Pour fêter cet heureux événement,  tous ceux qui ont participé à la célébration eucharistique se sont retrouvés autour de la table pour un dîner festif. La joie était  vraiment au rendez-vous. Disons pour clore ces lignes que le renouvellement nous sanctifie et entretient dans les esprits et dans les cœurs un souvenir salutaire des obligations qu’on a contractées devant Dieu. Ce souvenir, pour chacune de nous, est le plus excellent moyen pour se maintenir toujours dans une sainte ferveur.

mardi 12 août 2014

Thiès/Sénégal : Session sur La formation de la communauté

Soeur Adèle Mwamini,
CMT/ Sénégal
Il s’est tenu, à Thiès (à 75 kilomètres de Dakar), une session  de formation à la vie religieuse, du 4 au 11 Août 2014 dans l’enceinte du collège Sainte Ursule, session  destinée aux jeunes profès et professes des différentes communautés. Parmi eux, une seule carmélite missionnaire thérésienne : la sœur Adèle Mwamini. A l’intention de ses consœurs empêchées en raison d’une juste cause, elle partage ce qu’elle a reçu gratuitement. Aimer, a dit Sainte Thérèse de Lisieux, c’est donner,  tout donner et se donner soi-même. C’est ce qu’elle a tenté de mettre en pratique dans cette restitution faite en toute fidélité.

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Les trois états du « Moi » ...
                                 et le développement humain
Quatre infatigables animateurs nous ont accompagné pendant une semaine: les sœurs Marie-Louise de la congrégation de filles de la Résurrection, Anne Marie  de la congrégation des filles du Saint Cœur de Marie, Agnès Rita de la congrégation de l’Immaculée conception ainsi que le frère Paul de la congrégation des frères du Sacré cœur de Jésus. 

La session a eu comme thème centrale : « La formation de la communauté » subdivisé en trois  grandes parties :
Dans un premier temps il nous a été décrit le fondement humain des relations interpersonnelles dans son aspect psycho –social constitué des trois états du « moi » : Parent, enfant et adulte  considérés comme des systèmes de pensées, d’émotions et de comportements liés à des  différentes étapes du développement d’un individu et même d’un groupe.                                                                                    
Dans le moi parent il faut distinguer le parent normatif du parent nourricier. Le premier peut pousser quelqu’un à l’inadaptation à la situation actuelle, car la loi et les coutumes peuvent être dépassées par des réalités nouvelles et imprévues. Le second parent, quant à lui, encourage la faiblesse et excuse l’inefficacité. 
En ce qui concerne le moi enfant, nous avons noté les différentes attitudes dont celle  de l’enfant  spontané, de l’enfant soumis qui conduit à l’indécision, au trouble, à la culpabilité, à la destruction de la personnalité ; de l’enfant rebelle qui conduit à la destruction également, car  la violence peut détruire l’autre en tout. Cependant, cet état  peut être positif quand il protège contre les excès du pouvoir.    
                                                                             
Le Moi adulte, lui, reste neutre à l’égard du parent et de l’enfant. Le moi adulte collecte des informations nécessaires, il les analyse et  en tire des conclusions rationnelles, ou en détermine les probabilités. Ainsi il met des hypothèses sans jugement des valeurs et sans émotions. C’est donc, ce dernier état du moi qui nous est recommandé. Il importe de souligner que la personne n’est jamais adulte, elle le devient au fil du temps. Ce qui revient à dire que dans notre façon de nous connaître en communauté, nous naviguons d’un état à l’autre, mais le seul idéal c’est de tendre toujours vers le moi adulte. C’est  surtout quand il y a mauvais fonctionnement de ces états du « moi » que surgissent aussi l’échec dans nos relations communautaires. Raison pour laquelle il nous faut une relecture de nos dialogues pour apprendre à reconnaître qui parle en nous et ainsi repérer, peu à peu, ce qui fonctionne correctement en nous et ce qui fonctionne moins bien. Nous construirons nos communautés, quand nous travaillerons à nous réguler nous-mêmes.  Un travail sur soi à travers la relecture des événements, des dialogues et des rencontres et par là, accueillir l’autre comme celui qui m’échappe, que je ne peux maîtriser, qui est hors de moi et de mon pouvoir. Ainsi, j’accueille sa différence avec respect.
La communion fraternelle et expérience du Ressuscité
Le second temps nous a plongé dans l’aspect spirituel et théologique de la formation de la communauté. Tout au long de cette partie, les animateurs nous ont permis  d’abord de comprendre la présence du Christ Ressuscité dans la communion fraternelle. Pour y arriver,  une  phrase  tirée de l’exhortation apostolique post-synodale Vita consecrata a éclairé notre démarche: « la communion fraternelle avant d’être un moyen pour une mission déterminée, est un lien théologal où l’on peut faire l’expérience du Seigneur Ressuscité»

L’accueil des dons gratuits de la foi, l’espérance et la charité, et leur mise en œuvre persévérante entre frères et sœurs unis en son nom mérite d’être signalé car les charismes ne sont rien sans la charité(1co 13,1-3). En plus, il  faut toujours nous enraciner dans nos charismes respectifs car les situations nouvelles invitent à revivre les attitudes du fondateur confronté à son milieu et à la nouveauté de son époque. A la fin de cette séquence, les conférenciers n’ont pas manqué de mettre  l’accent sur la présence du Christ pauvre, chaste, et obéissant qui est au milieu de nous,  qui rend nos relations possibles et à qui nous devons chercher à nous configurer à tout instant. Pour bien vivre ces engagements, il nous faut une lutte continuelle. Et ce qui nous aidera à bien lutter c’est, entre autres: la vie de prière fervente, la maîtrise de soi, de bonnes relations en communauté, l’ouverture /accompagnement, souci et option pour les pauvres, l’amour du travail manuel, le respect de la personne de l’autre, la charité fraternelle et…. le sport.
Pour une communication franche et sincère…
En dernier lieu, nous avons eu à partager  sur la communication franche et sincère qui est un chemin de communion fraternelle ; sur le discernement d’ensemble des questions et situations importantes qui touchent la communauté ; sur le projet communautaire qui est expression et apport  des personnes et  de leur unité ainsi que sur la formation reçue dans la communauté qui est une école de la formation permanente au quotidien.

Il n’est pas inutile de souligner que chaque soir, nous avions  une veillé de prière, et après le souper, un temps de détende et de recréation animée par les chants et les danses, des jeux et autres saines blagues. Pour passer de la théorie à la pratique, il y avait, toutes les  matinées, tout comme tous les après-midis,  un  moment de travail en équipe, un temps d’intériorisation  et  un temps de partage.


Et puisqu’il nous faut apprécier la session à sa juste valeur, disons qu’elle a été vraiment intéressante et enrichissante car elle nous aidé à comprendre le rôle déterminant des relations interpersonnelles dans la formation de la communauté.

vendredi 1 août 2014

GOMA: Clôture de l'année Scolaire au Complexe Scolaire TERESA MIRA

L’année  scolaire 2013 2014 au complexe scolaire « Teresa Mira » tenu par les carmélites missionnaires thérésiennes de Goma, comme dans toutes les écoles de la juridiction du Nord Kivu, avait commencé le lundi 9  Septembre 2013.


Ce jour-là, la nouvelle équipe dirigeante composée de la Sœur Mamisa Katungu qui assumera  la charge de directrice principale, la Sœur Henriette Kudionyi comme directrice adjointe et la  Sœur clarisse Epepe qui se chargera de la direction de l’école maternelle, avait été présentée officiellement aux parents d’élèves. Signalons  que c’est au cours du deuxième trimestre de la même année que la sœur Gina Razafindravita est venue en renfort à cette équipe dirigeante du complexe scolaire.

Etant dans une zone post-conflits armés, il faut dire sans fausse honte et sans détours que nous avons cheminé avec beaucoup des difficultés financières et matérielles mais grâce à Dieu nous avons  clôturé l’année scolaire en beauté, comme  qui dirait « tout est bien qui finit bien », pour dire que malgré les doutes du début, tout a fini par rentrer dans l’ordre,  à la grande satisfaction de tous et de chacun.


La cérémonie de la clôture de l’année scolaire qui est intervenue au début du mois de  juillet a été marquée par quelques activités culturelles, comme les danses traditionnelles, les récitals des poèmes et la présentation de quelques saynètes par les élèves de différentes classes. 

Une série des discours dite par la sœur directrice principale ainsi que par  le représentant des enseignants et de celui des ouvriers de l’école avait pour but de renforcer une franche collaboration entre nous.
Pour clore cette manifestation haute en couleur, la sœur Mamisa, la directrice principale, avait procédé à la proclamation solennelle de 5 premiers élèves de chaque classe, proclamation qui a été suivie des remises  des cadeaux souvenirs aux élèves qui ont excellé, question de susciter l’esprit d’émulation et de compétition parmi les élèves pour l’année prochaine.

Pour le moment, c’est le temps des vacances, mais la Direction du complexe scolaire assure la permanence pour terminer avec les questions administratives et procéder aux inscriptions des nouveaux élèves. La rentrée scolaire 2014- 2015 est prévue pour le lundi 8 septembre 2014.

Notre unique souhait que la paix qui vient d’être chèrement acquise dans cette partie du pays puisse être durable et totale afin de permettre aux élèves qui sont l’avenir de demain d’étudier dans des meilleures conditions.

Soeur Mamisa Katungu, cmt/Goma.